Ambiance musicale : le mantra "Om Mani Padme Hum" :)

« Clack, clack, clack ! » A bord de notre avion pour Katmandou, nous sommes bercés par les claquements des photographes équipés d’énormes appareils qui ne loupent pas une miette du magnifique spectacle qui s’offre à nous à travers les hublots : les pics enneigés de la chaine himalayenne !

 « Il est tout fali cet aéroport ! » Loïc me fait rire a utilisé des expressions de patois vendéens (« viens par là, il y a une petite musse »). Mais c’est vrai que l’aéroport de Katmandou n’est pas bien grand et pas bien moderne. Moyennant 40$ par personne, une photo d’identité et un peu de paperasse, nous y obtenons très facilement notre visa. A la sortie, une petite pancarte « Jessie et Loïc » nous permet de ne pas nous débattre avec les taxis-rapaces et de nous installer tranquillement dans la voiture envoyée par Pramod.

 « On dirait l’Inde ! » Je ne suis pourtant pas encore allé en Inde, mais cela a été ma première impression. Je m’attendais à un pays et une population plus « asiatique », mais non, ça « ressemble » plus à l’Inde. Comparaison, du coup, que nous pourrons effectuer plus tard. Nous contemplons les rues grouillantes à travers les vitres. Mon premier constat est de me dire que c’est le bordel et que ça klaxonne dans tous les sens ; le second qu’ils portent tous des tongs :) (détail peu anodin quand même quand on voit l’état crade des rues…)

 « Bonjour, je suis Saru ! » Nous sommes chaleureusement accueillis chez Pramod et son épouse, la belle Saru, pétillante et spontanée (avec de beaux et longs cheveux mwouaaa). Je suis d’emblé épatée par son français parfait. Nous nous installons donc chez eux, nous permettant de découvrir le quartier de Thamel (quartier touristique) et le « Monckey Temple » qui se situe tout deux à 20 min à pied de la maison.

 « Bienvenue au Chat Perché ! » Le deuxième soir nous mangeons avec Pramod et Saru au restaurant de Michel, un français amoureux du Népal et installé depuis peu à Katmandou. Agé d’environ 70 ans, plein d’entrain et de sourires, Michel nous a touché par sa jovialité et sa gentillesse et nous a fait bien rire ! Il a laissé en France sa femme et son chien et a tout investis dans son resto de Thamel. Malheureusement, ça ne marche pas fort et nous ne tarderons pas à comprendre que Pramod a une petite idée derrière la tête…

 « Vous allez adorer ce petit séjour dans les familles ! » Calepin et crayon à l’appui simplement, Pramod –les yeux pétillants- nous concocte un petit trajet de 4 jours combinant marche et bus locaux, pour nous rendre au cœur du Népal, dans des villages de la vallée de Katmandou où nous serons accueillis et logés chez des locaux.

Au programme : prendre un bus depuis Ratna Park à Katmandou pour Bonepa, puis de là un autre pour Bhakunde Besi (environ 1,50€ pour deux le trajet total, pas cher !) d’où nous pouvons rejoindre en marchant notre première étape : Kaflétok. Direction le monastère de Namobuddha le lendemain en combinant un bus pour Bhanjyang puis une marche de 2h. Enfin, le village de Balthali, regagné en 2h30 à pied, directement depuis Namobuddha, à travers un paysage magnifique !

 « Mitho Ta » et « Pouyo » seront les deux premières expressions que nous apprendrons très vite une fois dans les familles : respectivement « c’est très bon » et « je suis rassasié » ! Politesse pour l’un et survie pour l’autre ! C’est que le « Daal Bhat », ça calle ! C’est en fait leur unique plat, constitué de riz blanc arrosé de soupe de lentilles et de légumes massala (épices à base de cumin). Ils en mangent deux fois par jour tous les jours et… sont contents ! Parce que sans ça « ils n’ont pas l’impression d’avoir vraiment mangé »…

C’est bien évidemment très marquant et déroutant de voir à quel point leur vie diffère de la nôtre ! Le confort, le rythme, et de ce fait les besoins, sont véritablement différents et ça génère forcément une « grosse claque » sur notre manière de vivre et d’apprécier nos propres conditions. Je pourrai vous décrire tant de choses surprenantes, qui nous ont valu de longues discussions avec Loïc, mais les images sont parfois bien plus efficaces : nous avons donc pris énormément de photos et de petits films. Nous tenterons prochainement de vous faire partager tout ça !

 « We can’t love each other ! » (= « on ne peut pas s’aimer »), tel un coup de massue, cette phrase me résonne encore ! Suzanna (une des filles de la famille de Kaflétok) m’explique qu’elle aimerait un jour avoir un petit ami qu’elle aime, mais que ce n’est pas possible car ici ce sont les parents qui choisissent le futur époux. Je comprends alors ses regards lorsque nous sommes « complices » avec Loïc, et je réalise combien cette simple liberté est résolument importante chez nous ! Quand bien même cette même liberté est source de déchirements, complications et difficultés dans notre société ! On « se prend la tête » pour être « à deux », trouver « la bonne personne », mais on a déjà cette chance d’en avoir le choix !...

 « mmbdmmdbaablllmmmdmmmlldm » les psalmodies incompréhensibles des moines tibétains ont bercés notre réveil matinal (au Népal, on se couche entre 19h et 20h et on se lève à 6h… même nous ! oui oui !) au magnifique monastère perché de Namobuddha.  Assis avec les moines, nous nous sommes joints à la prière matinale (Loïc s’imprégnant des énergies les yeux fermés….) et avons même partagé leur petit déjeuner (des patates au cumin et du pain blanc « tibétain ») sur les sons des tambours. Magique !

 « Azouuuuur ! » ce mot, qui signifie « oui », nous a bien fait rire, surtout pour l’intonation avec laquelle il est dit, notamment lorsque les enfants parlent. Nous avons d’ailleurs fait le constat que ceux-ci sont extrêmement choyés (du moins dans les villages et familles rencontrés) et écoutés. A l’image de la famille de Balthali où le petit garçon (qui porte des boucles d’oreilles, du rose et une queue de cheval ! A s’y méprendre lol « this is my son » … « heu, your daugther, no ? » … ha non) est le centre de toutes les attentions.

 « Namaste ! », durant nos marches nous avons pu constater à quel point ce petit mot, assorti des deux mains jointes, illumine les visages ! On a croisé énormément de gens qui avançaient visages fermés sur leur chemin, mais du moment on leur adressait le « Namaste » traditionnel, ils nous répondaient avec grand entrain et grand sourire. Et c’est un peu comme ça que nous voyons les Népalais aujourd’hui : souriants, chaleureux et incroyablement zen ! Cela annonce donc encore deux semaines bien agréables !

 « Affaire à suivre ! » (comme dirait un certain Avrillais…)