INDE = I3

 

 

Imprévisible

Il faut être « open mind » pour voyager en Inde ! S’attendre à tout, être prêt à tout concevoir, tout tolérer, tout relativiser ! L’Inde est capable de venir à bout des plus patients… vous pouvez donc imaginer quand on en manque !... Deux choses paradoxales semblent alors nécessaires : Prévoir autant que Prendre son temps ! L’Inde demande une bonne capacité d’organisation tout autant qu’une bonne flexibilité ! Il faut à la fois anticiper et « laisser aller » ! Et pour parfaire les choses on vous répondra toujours avec un « this is India » désabusé … exaspérant à souhait !

Improbable

Tout peut arriver, tout est possible ! Nous avons eu ici l’occasion d’élargir notre notion d’improbabilité ! La mendicité, l’émerveillement, la crasse, les arnaques, la générosité, la spiritualité et ses traditions, le sublime, la curiosité, notre épisode yogien… un incroyable méli-mélo déroutant et éprouvant de sensations et d’émotions ! Et de la poésie aussi ! Imaginez : des vaches, de ci de là, ruminants d’un air hébété et hagard, incroyablement stones, au milieu d’une foule d’indiens électriques et d’un tumulte incessant. Une image improbable ! Une sorte d’instantané surréaliste, tout en contradiction ! Ces vaches ébobées, « sacrées », perdues dans l’asphalte et broutant les détritus, nous ont offert un tableau tout à fait déconcertant, révélant l’Inde dans ses peintures les plus grotesques et désarmantes ! Véritable « art de rue » ! Sans comptez sur l’odeur d’urine omniprésente et les enfants installés là au milieu du trottoir s’appliquant à la grosse commission ! Magique.

Irritant

Les Indiens peuvent être adorables… mais ceux-là sont rares ! En effet, la plupart du temps, le voyageur au teint clair n’aura d’autre choix que de côtoyer les casse-pieds ! Et ceux-là sont nombreux ! Attirés par le sac à dos du backpack (j’imagine même pas les valises à roulettes !...) ils s’agrippent tels des sangsues pour pomper autant de frics que possible ! Mais ce qu’ils pompent surtout c’est les nerfs ! L’énergie déployée à les éviter, les repousser, négocier est incroyable ! Cela prend malheureusement sur le reste ! Les batteries nécessaires au voyage-routard ont sans cesse besoin d’être rechargées en Inde, car elles sont bien vite vidées de tout entrain ! Tout est un combat contre l’arnaque ! Dormir, manger, se déplacer… il faut être au taquet ! sans cesse… Et malheureusement le plaisir ressenti à découvrir certaine merveille est parfois trop vite balayé par les contrariétés à l’indienne. Il y aurait tant d’anecdotes ! Mais elles sont difficiles à expliquer et à présenter une à une car c’est l’ensemble de ces anecdotes qui mises bout à bout viennent à bout des nerfs les plus patients ! Il est malheureusement difficile d’aller à la rencontre d’une famille adorable et désintéressée dans cet incroyable merdier. Cela n’arrive que trop peu et les circonstances ne peuvent être qu’exceptionnelles. Les indiens sont nombreux, trop nombreux, beaucoup trop nombreux, et il est alors aisé de comprendre que dans une telle jungle, les reflexes de survie se soient démultipliés et que « l’Individu » soit devenu une notion toute relative…

 

 Notre itineraire em Inde du sud :


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Notre itineraire en Inde du nord :


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Se déplacer

On ne vous l’apprendra pas : l’Inde c’est grand ! Très grand ! Mais ça l’est d’autant plus lorsque les transports ne dépassent pas les 50 km/h ! Alors on a jonglé : train, bus, avion. Les vols intérieurs ne sont pas si excessifs et ont l’avantage d’économiser de l’énergie ! A l’inverse, les transports de nuit, en bus notamment, ont certes l’avantage d’économiser une nuit d’hébergement mais ont le sacré désavantage de vous mettre à plat pour le jour qui suit. Une nuit en transport c’est déjà difficile, mais passer une nuit dans un bus indien à vous cramponner à votre siège ou votre couchette pour ne pas tomber c’est autre chose ! Sans parler des odeurs d’urine, des petites bestioles non identifiées et des fenêtres grandes ouvertes ! Magique !

Côté train, le système de réservation est compliqué et il n’y a absolument aucune règle ! A la gare directement ? Certaine gare ont des guichets aux files d’attentes interminables tandis qu’il n’y aura personne dans une autre (la taille de la ville n’étant pas un critère). Par Internet ? Il est possible de voir les horaires et l’état de réservation des trains sur un site pas si mal fait, mais payé en ligne ensuite est un véritable concours du combattant. Il n’y a, de plus, aucune logique en terme de temps : certain trajet sont blindés 10 jours avant et d’autres sont dispo le jour-même. Quant aux classes, on n’a pas tout compris là non plus. On a eu des tickets avec des places réservées ; des tickets pour touristes ; des tickets généraux où l’on devait ensuite payer dans le train le prix du siège dans lequel ont été assis ; et enfin des tickets « journées » où en gros on prenait le train quand on voulait, en s’asseyant où on pouvait…  Et grosso merdo on a pigé que pour un trajet de nuit il valait mieux prendre la classe 3AC plutôt que la sleeper. Cette dernière étant, d’après les récits, un véritable calvaire. J’épargne ici, le paragraphe sur la crasse et les odeurs…

Bref ! Pour nous, certains trajets ont été cauchemardesques, d’autres beaucoup moins. On a apprécié pouvoir se mêler à la population locale en classe sleeper (ils sont toujours étonnés de voir des culs-blancs là, avec eux…) et dans l’ensemble on ne s’en est pas si mal sorti ! Mais à l’évidence ce n’est pas une règle générale… Voyager en Inde, c’est s’éprouver, réellement ! 

 

S’héberger

S’il fut une époque où s’héberger en Inde ne coûtait « rien », cela est révolu ! Globalement nous avons fait le constat que le sud était plus cher que le nord. A notre désavantage, nous y étions en pleine période de saison touristique (décembre-janvier) ce qui rendait les négociations pratiquement impossibles (« ben on est plein, si vous êtes pas contents, vous pouvez aller voir ailleurs ! »…).

En « mode bakcpack », si le prix moyen d’une chambre était de 300rs il y a deux ans, aujourd’hui il est de 600rs pour le nord, 800rs dans le sud. On parle d’une chambre convenable, sans cafards et sans matelas infestés de bed-bugs (punaises de lit). L’inflation a fortement touché le pays, qu’on se le dise ! De même que s’il était possible de se nourrir pour moins d’1€ il y a deux ans (30rs), aujourd’hui il faut compter 1,50€ soit env 100, 150rs en moyenne par personne et par repas (et l’on ne parle pas des restau à touristes… mais bien des petits « boui-boui » à la locale !).

D’autre part, si la chaleur du sud permet de prendre des douches salvatrices à l’eau froide, le froid dans le nord (en janvier) rend les choses plus difficiles ! Et là commence le ballet des hôteliers qui détiennent douche chaude ET eau chaude ! Deux choses différentes ! La première a l’eau qui coule du pommeau, ok, mais peut s’avérer capricieuse (il y a parfois des heures déterminées,  souvent des coupures de courants, ou des entourloupes…) la deuxième est un seau (« bucket ») d’eau chaude rempli dans le couloir ou donné par l’hôtelier (payant ou pas…) ! Se doucher donc ? pas si simple ! 

Le wifi ? Même combat ! Gratuit mais aléatoire ou payant de 50 à 150rs les 24h ou trop lent… là encore tout est possible, mais… jamais franchement annoncé ! Toujours assorti bien sur d’un « ça marchera mieux demain » Pfff !

Et il faut tout demander : les draps, les couvertures, le papier toilette, allumer l’eau… même si c’est inclus, ils misent sur le fait qu’on puisse ne pas oser réclamer. Alors faut pas se gêner ! Même à plusieurs reprises !

Puis enfin la question des taxes qui sortent souvent de derrière les fagots. Et hop un petit pourcentage ajouté histoire de garnir la note ! Avec le petit air désabusé qui va bien, of course… Il faut donc là aussi le préciser au départ. Comme tout !

Nous concernant le prix moyen par nuit pour nous héberger en Inde du Nord durant 15 jours était 630rs, soit 8,70€ ; souvent une double avec eau chaude (sdb privée ou commune) et literie correcte (le sac à viande reste cependant indispensable en cas de doutes!).


 Pour les backpacks voici quelques petites adresses :

Varanasi : « Alka Hotel » 750rs la double avec sdb privée, eau chaude, fenêtre avec vue sur les Ghats ; propre, bien situé côté vieille ville face au Gange, wifi 100rs pour le séjour entier. Des chambres à 500rs, sans fenêtre et sdb commune, sont possibles (des « Deluxes » à 3000rs également…). La « Ganpathi GH » située juste à côté, est plus charmante mais il semble nécessaire de réserver bien à l’avance.

Agra : « Sheela Hotel » 800rs la double, sdb privée, eau chaude, pas de wifi. Le fait d’avoir réservé la veille par téléphone ne nous a pas permit de négocier à l’arrivée. Il est certainement possible de descendre à 650rs.

Udaipur : « Nukkad GH » 850rs la double, sdb privée, eau chaude. Très jolie et grande chambre décorée. Un restau sur le toit avec une superbe vue, wifi gratos. On pense là aussi que l’hôtelier nous l’a fait à l’envers et qu’il est possible d’avoir une chambre similaire pour 650rs.

Pushkar : « White House » 550rs la double, sdb privée, eau chaude aléatoire. Propre, un peu excentrée par rapport au lac, restau en terrasse sympa (possibilité de récupérer de la musique…) et wifi gratos.

Jaipur : « Pearl Palace » 450rs la double, sdb commune. Propre, wifi bien cher (50rs de l’heure ou 150rs les 24h ! astuce : possibilité de squatter le restau de l’hotel d’en face pour avoir leur wifi gratos)

Delhi : « Anoop GH » 600rs la double, sdb privée, eau chaude aléatoire, wifi payant.


 

Manger

La cuisine Indienne est à l’image du pays : extrêmement variée, toujours épicée ! Découvrir les nombreuses saveurs et se familiariser avec le vocabulaire culinaire est un voyage à part entière ! On y a pris plaisirs et on va tenter de vous le partager :

        Côté boisson…

- Le « chai » ! C’est la boisson nationale indienne… Du thé et des épices bouillis dans de l’eau et du lait. Y est souvent ajouté du gingembre ou de la cardamome.  Pour du thé « normal » il faut demander du « black tea ».

- Le « lhassi » ! C’est une boisson avec du lait (sans glace), épaisse, nature ou parfumée avec les fruits de saison. C’est une sorte de yaourt à boire (= yop) et on a adoré ! On en trouve partout. Le shake, moins courant, et aussi moins épais que le lhassi.

Côté pain… ou « galettes »

Les « roti » ou « chapati » sont les termes génériques pour les désigner.  À la base de tous repas indiens, ce sont des galettes plates à base d’eau et de farine non levée. Il y a également le « paratha », moelleux et feuilleté, et le « naan », cuit au tandoor,  moelleux et croustillant (qui ressemble à de la pâte à pizza…). Ils peuvent être agrémenté d’autres ingrédients comme du fromage, d’œufs, d’ail, de pomme de terres. Incontournable et consistant ! Sinon il y a aussi le « puri » qui est une sorte de galette gonflée.

        Les épices

« Curry » et « Masala » désignent tout deux des mélanges d’épices. Et des mélanges il en existe des dizaines ! Suivant de savant dosage, cela agrémente différemment chacun des plats de la cuisine traditionnelle indienne : poivre noir, curcuma, coriandre, graines de cumin, cardamome, tamarin, safran, piment, gingembre... de quoi émoustiller les papilles !

       Côté laitage…

Il y a le « curd », du yaourt et le « raita », du fromage blanc. Le « panner » est un fromage non fermenté qui ressemble à de la mozarrella. Le panner vient souvent remplacer la viande dans les plats végétariens.

       Dans l’assiette…

- Le riz bien sur est, avec le blé, la denrée de base ! Le riz blanc, nature, se nomme « plain rice ». Le « jeera rice » est un riz avec des graines de cumin. Il peut être également préparé pilaf « pulao », ou à la vapeur, « biryani », et mélangé avec des légumes (tomate, haricot vert, petits pois, chou-fleur) dans lequel on trouve parfois des noix, des cacahuètes, ou des fruits secs, le tout cuit dans des épices. Succulent ! Certains biryanis sont servis avec des morceaux de viande.  Le « Kashmiri pulao » est aussi un mélange de riz et de fruits frais.

- « Dhal-icieux » ! Le Dhal est une préparation à base de lentilles ou de légumes secs ; une sorte de purée. Avec le riz et les chapatis, les lentilles constituent la base de l'alimentation en Inde du nord. Les "Dal Makkhani" sont généralement assez épicées.

Les pommes de terre se nomment « Aloo » et les épinards « palak ».

        Côté plats…

- Végétarien ou non végétarien, le plat qui met souvent tout le monde d’accord c’est le « thali ». C’est un repas traditionnel, servi à volonté, dans des plateaux compartimentés dans le nord, sur des feuilles de bananiers dans le sud. Il se compose de différents petits plats, variables en fonction de la région ou de ce qu’il y a en cuisine ! Ce sont d’ailleurs le plus souvent ceux que l’on retrouve sur la carte ! Quand on ne sait pas quoi choisir, ce qui est trop souvent le cas, rien ne vaut le thali ! Cela permet de goûter un peu à tout.

On trouve généralement du riz, nature ou non, une petite salade froide (oignons, tomates, poivrons, haricots…), des lentilles, 2 ou 3 sortes de légumes servis chauds (pois chiches, tomates, haricots verts, chou-fleurs, épinards, pommes de terre, carottes, navets…) dans de succulentes sauces -épicées cela va sans dire ! Il y a également du yaourt (curd ou raita). Le tout est accompagné de chapatis, parfois de papadam (petite galette fine et croustillante).

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- Le (butter) masala dosa est une grande crêpe fine et croustillante, parfois fourrée avec des légumes et des épices.

- Le (butter) paneer masala / palak panner / mutter paner (petits pois) / shahi (sucré) est un plat végétarien où le « panner » est décliné en sauce. Succulent ! L’un de nos plats préférés !

        Et sinon…

- Les « samosas » sont de gros beignets triangulaires fourrés de légumes ou autres. Consistant et au poil pour manger sur le pouce…

- Les « pakoras » sont de petits beignets croustillants aux légumes, piments, fromage… Sympa pour l’apéro.

Pour ceux qui ont peur des épices, pas d’inquiétude, il est aisé de trouver des plats « occidentalisés » dans les zones touristiques. Il est vrai que cela repose les papilles de temps en temps ! (et accessoirement le transit…^)

  

Visiter

Il y a tant à voir ! Des palais, des temples, des forts, des ghats, des paysages… tant de choses sublimes ! Mais ici on pratique le « tourisme-discriminatif » sans rougir ! Si tu es étranger, non-hindous, tu payes systématiquement plus cher et l’entrée de certains temples t’est refusée ! Pas seulement quelques roupies de plus, mais plus du double bien souvent, voir 3, 5 fois plus ! Cela paraît normal… mais je me demande comment de telles règles pourraient s’installer en France : « la tour Eiffel, c’est 100€ pour les bronzés, 20€ pour les Français », « tu es musulman tu n’as pas le droit de visiter Notre-Dame ». « ah oui et c’est 10€ la photo ! ».  

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Certainement comme la plupart des pays d’Asie, il faut être suffisamment couverts (épaules, jambes) et se déchausser pour visiter les lieux de cultes. Et si c’est parfois agréable de sentir le contact rafraîchissant du marbre sous ses pieds, c’est aussi parfois franchement répugnant de marcher dans la crasse, la m****, et ressortir les pieds noirs. Selon les endroits donc la visite se révèle être plus ou moins agréable !...

D’une manière générale on a apprécié avoir recours au audio-guide. Notre astuce : en prendre un pour deux (en utilisant un double jack ou en se le passant…). Ils ne sont pas tous d’un grand intérêt mais ils nous permettent de nous plonger réellement dans le lieu ou le monument visité. Malheureusement tous ne sont pas français… (et notre anglais , même après 4 mois de voyage, reste toujours bien sommaire^^)

 

Acheter

LE conseil : venir en Inde à poil ! Bon comme les vols nudistes ne sont pas encore autorisés (haha) on vous conseils de venir avec le strict minimum, c’est à dire les vêtements que vous portez pour le départ. L’idéal : un pantalon technique et transformable, un T-Shirt mérino, une micro-polaire, un gore-tex et… aunun autre vêtement dans le sac ! Vous trouverez aisément de quoi vous vêtir sur place et pour pas grand chose selon vos talents de négociateurs. Tout en couleurs, à la local… avec l’avantage de ne pas réfléchir sur le poids du sac pour rentrer !  À titre d’exemple nous avons pu nous dégoter des pantalons types sarouels entre 120 et 200rs soit env 2€/2,50€, des écharpes et foulards entre 55 et 300rs soit env 0,80€/4€, des T-Shirts à environ 150rs soit à peine plus de 2€. Bref, les fringues en Inde, quand on aime le style, c’est le pied ! Il est également possible de se trouver un petit ensemble traditionnel comme le porte les femmes, tel un sari, soit prêt-à-porter soit sur-mesure. C’est ainsi que je me suis dégôté un « penjabi » (= ensemble pantalon large-tunique-écharpe assortis) pour 400rs (5,50€).

Pour le reste et côté « petits souvenirs », nous ne sommes pas au trop au parfum comme nous sommes limités sur le poids de nos sacs pour la continuité du tdm, Mais là aussi il y a de quoi ! Et il est semble possible de faire un colis tout à fait secure via la poste (pour les voyageurs au long-cours…).

 

Digérer

Haha, on ne pouvait pas parler de l’Inde sans parler de ce que les voyageurs redoutent le plus dans ce pays : la tourista !!! Et bien on a été chanceux ! ou préparés… ! certes on a pas eu les transit toujours bien au clair mais pas de « chiasse-paralysante » lol, qui nous aurait bloqué au lit pendant 3 jours. On a eu des maux de ventres, oui, des gros rhums, oui, mais pas de forte « tourista » à proprement parler. On s’est pourtant nourris dans les boui-boui, les cafèt de gare (soit-disant déconseillées), les stands de rue. Mais nous avons il est vrai soigneusement éviter les crudités et les fruits (sauf dans les mueslis servis dans les GH). Bien sur, que de l’eau en bouteille, y compris pour se laver les dents ! Nous pensons, enfin, que les gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse que nous prenons (antibio naturel) chaque jour n’y sont pas pour rien, mais… va savoir !

 

Budgéter

Pour nos deux semaines dans le nord, nous étions en moyenne à 25€ pour deux, par jour (hébergement, alimentation, transport, visites compris ; excepté nos deux vols intérieurs Bombay-Varanasi –prévu- et Varanasi-Agra –non prévu- pour respectivement 50 et  70€ chacun).

 

 

Notre bilan ?

Jess = un peu comme une relation passionnelle qui « marque » de manière impérissable, l’Inde ne m’aura pas laissé indifférente. A la fois hâte d’en venir à bout, tout autant que nostalgique à l’idée d’y mettre un point final, ce fut une de ses expériences dont on ne sort jamais indemne… Emerveillée autant qu’agacée, j’ai pu ressentir dans ce pays un cocktail d’émotions détonants ! Fatiguée et delestée de quelques kilos, j’ai tout de même hâte d’aller à la rencontre d’un autre pays qui aura peut-être plus de calme et de sérénité à offrir. Reste que je conseillerai aux personnes décidées à découvrir l’Inde, d’aborder le pays en étant au clair avec soi-même, serein. Car en amenant ses casseroles avec soi, ce pays éprouvant aura sitôt fait de les faire sonner, rappelant à qui les fuit qu’elles sont belle et bien là et qu’elles ne s’évitent pas !...

Loïc = Mon premier sentiment est la déception… vous savez cette sensation que l’on a quand on sort d’un film dont on a entendu parler depuis des semaines et que tout le monde trouve exceptionnel. On espère une grosse surprise mais on est souvent déçus même si le film était bon. L’Inde, j’en ai trop entendu avant d’y aller : « C’est un pays comme aucun autre » « c’est un mélange de couleurs et d’odeurs, tes sens ne vont pas s’en remettre » « Ça pue tellement que tu vas devoir te mettre du parfum sous les narines » « C’est extrême, les gens te tiennent pour te demander de l’argent et tu dois te débattre pour t’en défaire »… comme dirait Norman : « FAUX !!!» Alors oui, c’est sale, mais pas plus que Katmandou ; oui, les vendeurs sont insistants mais ils savent entendre les refus ; non, on ne vous touche pas tout le temps ; oui, ils ont leur propre mentalité mais comme tous les pays ; oui, les saris des femmes sont colorés mais pour le reste, pas tant… Les indiens sont comme les autres ! Ils tendent également vers le conformisme mondial de « bons-petits-consommateurs » ! J’ai aussi beaucoup entendu « l’Inde tu détestes ou t’adores, voir les deux, mais tu ne peux pas le vivre comme un autre voyage ». Et bien si ! J’ai su apprécier l’inde sans en tomber raide dingue et j’ai été agacé par certains comportements mais pas plus qu’ailleurs. Alors il est vrai qu’on s’est peut être cantonné à faire des places (très) touristiques et ne sommes pas aller nous perdre au cœur d’une Inde « plus authentique ». Notre parcours était certainement trop rapide, ne nous laissant pas suffisamment le temps de nous entretenir avec les « vrais » locaux. Mais ça ne veux pas dire que je n’ai pas aimé l’Inde car il y a plein de lieux que je conseille où je reviendrai peut-être. Par exemple, notre passage par Hampi est pour moi l’un des meilleurs endroits que nous ayons fait depuis le début de notre aventure. Alors si vous allez en Inde, profitez ! Il y a plein de choses à faire mais n’essayez pas de tout contrôler et mettez vous au rythme du pays, c’est comme ça que vous l’apprécierez vraiment.