3 660 mètres. C’est l’altitude exacte de La Paz, ce qui en fait la capitale (administrative) la plus haute du monde. 3 660 mètres, c’est aussi une altitude à laquelle on est vite essoufflé, d’autant que la ville, enclavée dans un canyon formé par l’érosion entre deux montagnes (surplombée d'un coté par la Cordillère Royale notamment, avec le magnifique sommet de l'Illimani), est faite de rues et ruelles pentues. Pour nous qui arrivions du niveau de la mer, l’acclimatation a nécessité un peu de temps. Le passage de la frontière à 5000 m entre le Chili et la Bolivie fut d’ailleurs un peu difficile… cumulé aux effets toujours présents du décalage horaire avec l’Australie… nous avons effectué nos formalités d’immigration en mode « létargico-comateux ». On vous laisse imaginer… Puis ce sera aussi la re-découverte du froid pour nos petits corps ! Ça faisait longtemps… et on est plus trop habitué ! La laine de Lama devient alors notre nouvel allié : bonnets, gants, pulls, chaussettes… on se rééquipe en conséquence ! Nous voilà vêtues des couleurs locales et parés pour de nouvelles aventures !

P1160787

 

C’est en arrivant en car par « El Alto » (le « haut » périphérique de La Paz qui se trouve sur l’Altiplano) que nous avons eu notre première découverte visuelle avec cette ville étonnante ville qui s’étale sur plus d’un kilomètre en un incessant dénivelé. Un véritable enchevêtrement d’habitations sur des pentes abruptes et une vue incroyable ! On y distingue l’artère principale, le centre historique, les rues tentaculaires qui foisonnent en tout sens, et la population qui fourmillent et se mêlent dans une confusion totale avec le trafic routier dont la signalisation est complètement anecdotique ! La petite particularité : les riches vivent en bas, les plus démunis s’accumulent en-haut. L’altitude y est un moyen de discrimination efficace. En-bas : 3600m, en-haut : 4100m. 400m de dénivelé à cette altitude est assez significatif, notamment pour le climat.

 

P1160739

 

Durant notre premier jour d’acclimatation nous avons arpenté les rues pavées profitant ainsi de tout un tas de marchés différents. Notamment le surprenant « marché aux sorcières » avec, entre autre, ses célèbres fœtus de lamas séchés (supposés porter bonheur quand ils sont enterrés au pied d’une maison en construction).

       Nous nous sommes aussi intéressés à un élément important de la culture Andine en visitant le Musé de la Coca. Celui-ci propose de découvrir en détail et de manière objective l’histoire de la feuille de coca (utilisé bien avant JC), ses bienfaits (calme le mal d’altitude, la faim et même améliore l’endurance), son côté mystique, sa culture (mâché par 90% des travailleurs de la campagne bolivienne) et sa malheureuse exploitation pour la création de cocaïne par des « organisations » étrangères…

Sans titre

 

      Le deuxième jour nous nous sommes adonné à une autre activité locale : la descente en VTT. Et pas n’importe quelle descente ! Celle de « la route la plus dangereuse du monde » (en anglais, la WMDR, « The World’s Most Dangerous Road »), d’après la Banque Interaméricaine de Développement. Aussi appelée « route de la mort », elle est aujourd’hui essentiellement dédiée aux cyclistes, cessant enfin les nombreux et macabres accidents annuels dû au trafic routier (les camions et  voitures utilisent aujourd’hui une nouvelle route). Nous l’avons fait ! Nous y avons survécu ! La preuve en images :

 

 

 


Le coin des Backpackers…

Pour dormir :

La plupart des hébergements se situe à proximité de la place San Francisco et de la rue Sagarnaga, facilement accessible à pied depuis le terminal de bus.

- L’hôtel « Cactus », situé rue Jimenez, 35B par personne, douche commune, pas de wifi. Simple mais correct.

- Notre bon plan : l’hôtel « Condeza » qui affiche 140B la chambre matrimoniale avec petit déjeuner. Nous l’avons négocié à 100B. Sdb privée et wifi gratuit. Le « plus » : la vue panoramique sur La Paz depuis le restaurant situé au dernier étage.

Pour manger :

- « Chez Gladys », situé rue Illampu, une adresse bien connue des routards, sympa et pas cher.

- Les nombreux comedors du Mercado Lanza, populaire et bon marché.

L’agence pour la « Route de la Mort » :

- Luna Tours situé dans la rue Sagarnaga. Bonne prestation pour 500B par personne (450 si plus de trois personnes).