La Qulture, Le Centre, les Montagnes

 

La suite de nos aventures au pays du sourire : l’île "resplendissante(2.A) !

Le lendemain de notre Tuk-Tuk Tourist Day, nous laissons nos deux gros sacs à notre GH de Kandy et partons à l’assaut des sites culturels du Nord.

On ne montera pas jusqu’à Anuradhapura qui constitue le sommet de ce qu’on appelle le « Triangle Culturel », et souhaitons simplement en voir la base, c’est à dire Sigiriya et Polonnaruwa (11.C). On est d’abord passé par Dambulla où l’on peut y voir les fameux temples troglodytiques (14.C). L’endroit est facilement repérable le long de la route grâce au bouddha doré de 30 m -un peu kitsh- qui domine le bas de la colline. A 150 m environ au dessus se dresse donc le « temple du Rocher Royale » auquel on accède par des marches escarpées. Le temps, qui était lourd et humide, nous a fait monter à coup de grosses suées et les singes, tout le long du chemin, furent de sympathiques accompagnateurs. Une fois les chaussures déposées à l’entrée du site et les épaules de Jess couvertes, nous étions dans les grottes à admirer et contempler les nombreux bouddhas couchés, assis, debout, tous plus beaux les uns que les autres. « Clic, clac, clac » on fait marcher les appareils photos à tout va !

Toujours en bus avec les locaux (le must ! parce que c’est typique, parce que les rencontres y sont authentiques, parce que c’est pas cher… même si être suicidaire semble être la qualité requise pour être chauffeur !), nous allons ensuite à Sigiriya pour y grimper le fameux Rocher du Lion haut de 370 m (12.B). Le prix de l’entrée, comparativement au niveau de vie du pays, est excessif : 30$ par personne ! Mais on y a pourtant trouvé du sens lorsqu’on a vu l’ampleur des travaux de rénovation effectués sur l’ensemble du site. Sans parler du musée, vraiment top ! Alors, palais royal, forteresse ou monastère ? That’s the question ! Dixit le Lonely Planet : « Selon la légende, le rocher aurait été employé, notamment à des fins militaires, sous le règne du roi Kassapa (477-495), qui aurait fait bâtir un jardin et un palais au sommet imprenable après avoir renversé et tué son père le roi Dhatusena d’Anuradhapura. Une nouvelle théorie étayée par les sources archéologiques suggèrent que Sigiriya ne fut jamais ni une forteresse ni un palais mais un monastère lié au bouddhisme theravada et mahayana érigé plusieurs siècles avant l’époque de Kassapa ». (13.A) Voilà qui met tout le monde d’accord ! C’est un site vraiment exceptionnel, où Loïc y voit une prouesse de grimpe (il n’avait de cesse de répéter le nez en l’air, à scruter le rocher, « mais ils ont fait comment pour y monter, c’est pas possible, c’était des sur-forts… » lol) et où j’y vois une sorte de « mini Machu-Picchu » (vu ce dernier il y a 3 ans…) à la fois plein d’énergie et de quiétude.  Sans parler de la vue au sommet juste époustouflante ! Bon nous la grimpette, on l’a fait en mode trash : à 14h en plein cagnard, sans eau et sans avoir mangé… mais les 1500 marches se font quand même facilement en 1h ; c’est à dire qu’en pleines conditions j’aurai même pas bronché !... D’autant que cela se fait par étapes : d’abord les fresques (splendides peintures de femmes « généreuses » et « voluptueuses »), puis ensuite la plateforme avec les pattes du lion (énormes ! on a d’ailleurs du mal à s’imaginer la tête du lion aujourd’hui disparue et dans la gueule duquel passaient les escaliers…) et enfin les ruines situées au sommet. Exténués, on termine la journée confortablement installée dans une GH de Sigiriya à trier nos innombrables photos de la journée !

Le lendemain c’est reparti, en bus local toujours, pour le site de Polonnaruwa, un parc archéologique datant de presque un millénaire, autrefois capitale de la dynastie chola et du royaume cinghalais (15.A). Comme l’on veut être de retour le soir-même à Kandy, et que le dernier bus en partance de Polonnaruwa est à 16h, nous disposons de peu de temps pour faire le tour de tout le site. Le mieux aurait été de prendre une journée pour y flâner à vélo car le cadre du parc est similaire à celui d’un immense jardin. Mais pour nous ce sera le Tuk-Tuk avec Gaja (qui nous proposait à la base un plan foireux où l’on ne payait pas nos entrées et où l’on rentrait grâce à ses « connaissances »… heu mouais non ! on a bien voulu bosser avec lui mais avec les vraies entrées à 25$ par personne –aïe- et 2h30 de tuk-tuk pour le même prix que nous aurait coûté la location de vélo. Et tac !). Et… cela ne nous a pas super éclaté ! Des ruines, des pierres, des dagobas, des bouddhas… ok ! Sans oublier le petit moment où un singe décide de me bondir dessus… j’ai hurlé, oui, j’ai hurlé ! Bref… yes we did !

Pour « conclure », les cités anciennes de l’île, autrefois appelée « Ceylan » (1.B), sont donc des témoins de la langue et de la culture tamoul et cinghalaise du pays (3.A) qui compte pas moins de 21 000 000 de Sri Lankais (5.A) et 26 espèces d’oiseaux endémiques (6.C)! (ça c’est calé^^)

Le soir même, après 4h de bus, nous retrouvons nos sacs à Kandy, la ville sacrée dédiée au bouddhisme (10.B). Visiblement Chintaka, le gérant de la GH avait zappé notre retour… nous atterrissons donc dans une chambre plus cotée que la précédente mais que nenni on paiera le même prix ! La douche cependant ce soir là fait des siennes : petit anecdote d’une coupure d’eau chaude en plein savonnage… avec intervention pour réparation… en serviette (notez qu’ils faut se couvrir les épaules ici… rrrmm !).

Le jour suivant, après un copieux petit dej Sri Lankais avec la découverte des string hopper (= enchevêtrement de nouilles cuites à la vapeur 8.B), c’est à nouveau 3 bus locaux et 4h30 de trajet qui nous attendent pour nous conduire à Dalhousie, point de départ pour l’ascension du fameux « Adam’s Peak » ou « Sri Pada » (17.C). On y rencontre Andy (anglais) et Max (argentin vivant à Barcelone), qui seront les compagnons de marche de Loïc. En effet, c’est à 2h30 du mat la nuit suivante -tandis que Jess ronflait paisiblement sous la moustiquaire- que les 3 compères ont entamé les fameuses 5000 marches de pèlerinage. Les nombreux pèlerins habituels ne s’y trouvent pas encore car c’est la poya (= jour de pleine lune 16.B) du 26 décembre qui en marquera le début. 2h d’ascension dans le calme pour atteindre le sommet tout bétonné où il fait un froid de canard. Mais le magnifique levé du soleil donne une tournure magique à l’éprouvante expérience. Le paysage apparaît peu à peu sous les lumières matinales et la vue à 360° autour du petit temple est à couper le souffle.

Accompagné de Max, nous enchaînons le lendemain avec 3h de train pour rejoindre le petit village perché d’Haputale. 30 km/h, 0,80€ pour deux, un train pas si crade et pas si moche, un paysage absolument magnifique, des femmes (portant le traditionnel Sari9.B) et des hommes souriants et chaleureux (nous font de la place, nous donnent à manger…), des enfants qui crient dans les tunnels, un peu de sommeil (certain ont une nuit éprouvante dans les pattes…) et nous sommes… ravis ! Nous voilà bien loin de la SNCF haha ! et nous voilà à Haputale, où l’on prendra bien une petite tasse de thé… qui, oui, est la principale ressource de l’île (4.C) ! Petit village paisible, essentiellement tamoul, constitué d’une seule rue, au cœur des plantations de thé des montagnes du sud, « accrochée sur une longue crête étroite, flanquée de précipices » (lonely) où la brume et les nuages viennent y glisser et s’y coller en fin d’après-midi. Un tantinet bucolique mais pas moins charmant et surtout : authentique ! Car point de touristes ici, du moins très peu, contrairement à la ville d’Ella trop tristement « équipée » pour les voyageurs et bien peu pour les locaux… Se lever de bonne heure n’étant pas encore chose aisée pour nous (on se traîne le décalage…) on s’y est pris à deux fois pour monter explorer les hauteurs d’Haputale et les plantations de thé. Visite très instructive de la Tea Factory de Dambatenne (usine Lipton) le premier matin puis ascension le lendemain jusqu’au « Lipton Seat », le fameux point de vue époustouflant qu’avait choisi jadis Sir Thomas Lipton pour y observer son empire (18.A). Une balade magique au grand air, à travers les plantations de thé d’un vert étincelant, les sourires des cueilleuses tamouls et les joyeuses interpellations des enfants. Que du bonheur ! Mon autre bonheur ce jour-là : 1h30 de soins ayurvédiques ! Un délice très… huileux où j’ai pu découvrir notamment le shiro dhara qui consiste à faire couler de l’huile chaude sur le cuir chevelu (19.B). 

Après Haputale, le village d’Ella, que nous choisissons de rejoindre en train car c’est une section réputée magnifique. Mais en 3ème classe dans un train bondé… et bien on a brièvement profité du paysage ! Cela nous a pourtant beaucoup amusé car les Sri Lankais sont vraiment adorables. Et c’est une expérience que d’être là, entassés parmi les locaux, à se frayer une petite place entre les sacs, les vendeurs ambulants et les enfants suspendus aux fenêtres ! Avec l’avantage de la discussion sri lankaise version « non intéressée » !  Je m’explique : les locaux ont l’habitude pour nous aborder de poser des questions « d’usage » : d’où est-ce que l’on vient, où l’on va, comment on s’appelle et combien de jours on reste. C’est systématique. Mais malheureusement après ce petit questionnement vient souvent la quémande : je te vend ça, je te propose ça, donne moi  quelque chose… ce qui rend les rencontres parfois décevantes ! Mais comment leur en vouloir ?… voilà l’effet pervers du tourisme et d’un système mondial d’inégalités bien rôdé !... Bref ! heureusement pour nous, le train, le bus restent des endroits où seule la première partie de la discussion peut exister. Pour notre plus grand plaisirs ! 

« Ella, ella… toutouloutoutoulou »…  et bien, Ella pas grand chose de sri lankais ! En effet, en arrivant dans ce petit village, certes paisible, ma première question fut « mais où sont les sri lankais ?! » Gérants et serveurs mis à part… Et ils se font plaisirs sur les prix : 5000, 3000rs la double ! Dans la rue centrale, nous tombons sur Andy qui vient d’arriver et qui s’est trouvé un bon petit plan : une double à 1500rs. Il ne reste alors pas de place pour nous mais c’est sans compter sur l’entraide backpack ! Et hop on déménage Pet et André, deux finlandais, dans le chambre d’Andy et nous voilà dans une superbe double avec une méga trop bonne douche chaude (c’est que ça caille dans les montagnes…) ! On passera ensuite une soirée anglophone avec nos copains autour de quelques bières… l’alcool et l’anglais nous faisant vite tourner la tête, on se couchera tôt ce soir là ! C’est donc d’attaque et en pleine forme qu’on attaque la petite ascension du Little Adam’s Peak le lendemain matin (20.A). C’est bien plus facile, ce qui me permet de prendre ma revanche sur le vrai et grand Adam’s Peak que je n’ai pas eu le courage de faire (j’ai épargné à Loïc 2h d’intenses lamentations…). Le soleil est éclatant et la vue époustouflante. Egayés par cette petite balade, nous achetons même un petit collier naturel et fait-main à un gentil vendeur le long du chemin.

 

Nous quittons maintenant Ella et les montagnes du sud pour une autre étape de notre voyage : la côte Sud ! A nous les plages ! Direction Tangalle tout d’abord, puis nous remonterons la côte jusqu’à Colombo.

 

D’ici notre prochain billet, « Istuh-tee » à tous (7.B) ! Pour votre suivi et votre participation ! 

 

1. Man 19/20

2. Max et valérie 18/20

3. Mika 15/20

4. Sam 9/11

 

Bravo !!!