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Un petit bilan... un peu de lecture... oui, oui :)

 Altiplano : littéralement « haut plateau » ; c’est la plus grande étendue de terre plane et cultivable (par endroit) des Andes. Il s’étend de la Bolivie au sud du Pérou, au nord-ouest de l’argentine et au nord du Chili.

Bolivianos : c’est l’unité monétaire bolivienne 1€ = 9B (juin 2013)

Chola ou Cholita : en Aztèque, « cholote » veut dire chien. Au 16ème siècle, les Criollos (les Espagnols) ont récupéré ce terme à des fins discriminantes envers les métis d’Amérique du sud. Aujourd'hui, au Pérou et en Bolivie, « cholo » se réfère aux personnes ayant différents degrés d’ascendance amérindienne et a perdu actuellement cette connotation raciste. Il est même utilisé pour indiquer qu’une personne est gentille. Mais cette connotation raciste ayant été trop longtemps accrochée à ce nom, ces dames préfèrent désormais le diminutif « Cholita ».

La cholita est désormais une femme indigène, une Aymara ou Quechua, (peuples qui vivent sur les hauts plateaux andins) qui se distingue par une tenue traditionnelle.

Le drapeau Aymara

AYMARA

 

Diversité : diversité écologique, géologique, animale, végétale… il est impossible d’exprimer l’incroyable variété des paysages boliviens ! Une extraordinaire biodiversité ! Sa faible densité de population et son absence de développement extensif ont permis de maintenir l’homme à l’écart, permettant ainsi des conditions d’habitat propices à la vie sauvage et aux espèces exotiques. 18% de son territoire est sauvegardé par pas moins de 22 zones protégées nationalement et régionalement.

Evo Moralès : Ancien berger de Lamas et “cocalero” (planteur de coca), il a suscité avec ses origines indigènes une immense vague d’espoir parmi les populations aymara et quechua lors de son ascension au pouvoir en 2005, où il est élu avec plus de 50% des voix. Fervent défenseur de l’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, sa proximité avec le terrain et, sans aucun doute, son aspect physique avec lequel s’identifie l’immense majorité de la population indigène, l’ont propulsé, à la tête de l’Etat. Son programme politique s’est axé principalement sur le secteur énergétique (nationalisations, hausse radicale de la taxe sur les exploitations d’hydrocarbures, etc.), sur l’égale répartition des richesses du pays (hausse du salaire minimum entre autre), sur la revalorisation des cultures subnationales (peu après sa nomination comme président, il a aussi reçu le titre de Apu Mallku, chef suprême des Indiens des Andes), et sur une politique extérieure qui se veut volontairement de gauche (relations étroites avec Chavez au Venezuela, Correa en Equateur, Castro à Cuba). Cependant, bien que populaire auprès des “petites gens” traditionnellement opprimées et restées dans l’ombre de l’histoire bolivienne, il s’est clairement mis à dos la population des plaines, notamment de Santa Cruz, exaspérée par cet ‘’indio’’ considéré comme peu apte à gérer les affaires du pays et perçu par les hommes d’affaires et les industriels comme dangereux pour le dynamisme économique de la partie orientale.

Fanfares : nous avons eu de nombreuses occasions lors de nos passages dans les villes boliviennes d’assister à d’énormes parades de « fanfares », organisées, bruyantes et colorées. Les rues s’animent et vibrent au rythme des trompettes et des tambours donnant ainsi à la ville une atmosphère toute festive et conviviale. Sympa !

Che Guevara : partout où l’on va en Bolivie, l’image du Che apparaît sur les murs, les peintures, les posters, les sculptures. C’est en effet en Bolivie qu’il a trouvé la mort, et c’est aussi qu’on le ressuscite avec ferveur. Un projet de tourisme communautaire a ainsi vu le jour près de Vallegrande (ville célèbre où le corps du che fut exposé avant son inhumation) où il est possible de suivre le « chemin du Che » qui retrace ses déplacements.

Huari : bière locale bien pétillante! santé ! 

Inca : les Incas sont le dernier peuple indigène du Pérou. Ils vécurent entre 1100 et 1500 ap.JC et ont étendu leur territoire jusqu'en Colombie au nord, Bolivie et Chili au sud. On leur doit, entre autre, le célèbre Macchu Picchu... 

Jungle : Et oui, car au nord de la Bolivie il y a… l'Amazonie! La plupart des voyageurs vont ainsi à Rurrenabaque (Rurre pour les intimes) et découvrent la jungle très facilement grâce à des dizaines de tours opérateurs installés dans cette ville champignon située aux portes de la forêt qui, avec seulement 40 ans d'existence, s'est développée pour et grâce au tourisme. En fait, il semble que son histoire soit fortement liée à celle d'un Israélien, Yossi Ghinsberg, qui en 1981 s'est perdu trois semaines dans la jungle bolivienne.  Sans nourriture, sans armes et sans connaissances du milieu il survécut et écrivit un livre sur son aventure : « The jungle ». Ce livre a eu une influence énorme sur la petite ville qui aujourd'hui compte 17000 habitants et plus de 15 000 visiteurs par an, dont une grande majorité d’israéliens.

Kantuta : c’est une superbe fleur aux bourgeons rouges et or, symbole de la Bolivie, qui a donné ses couleurs au drapeau national.

Lamas : arrff on a tous en tête l’image de la rencontre du capitaine Haddock avec un lama !... ce n’est pourtant pas si éloigné de la réalité car c’est vrai qu’ils crachent ces bougres !!! Au delà du fait que ce sont de gros animaux patauds qui nous ont beaucoup amusé, les indiens de l’Altiplano dépendent toujours de ces « camélidé andins » pour leur subsistance. Plus grands, plus élancés et plus robustes que ses cousins alpagas, ils possèdent une laine grossière utilisée pour confectionner des couvertures, des cordes, des pulls etc… Ils peuvent survivre et se reproduire sur des pâturages maigres et arides. L’alpaga, plus petit et plus délicat, a besoin de prairies grasses pour produire sa laine plus fine et plus recherchée que celle des Lamas. La viande de ces espèces est consommée partout en Bolivie… hum le bon steak !

Manta ou « aguayo » : châle caractéristique et rectangulaire aux rayures multicolores que les cholas portent sur le dos, noué autour du cou, afin de servir de véritable « fourre-tout » : aliments, coca, bébé… aller hop !

Nandu :  appelée « l’autruche d’Amériques du Sud », c’est en fait un grand oiseau incapable de voler qu’il n’est possible de voir que dans le sud de l’altiplano…

O2 : la Bolivie est souvent décrite comme le pays des superlatifs et c’est peu dire ! De l’altitude à gogo ! Et en altitude on a le souffle court, très court ! Heureusement pour nous, on n’a pas souffert du fameux « soroche » (mal d’altitude). On a pris le temps… et on s’est équipé : coca, diamox… et pas d’alcool ^^

Pisco Sour : cocktail traditionnel à base d'eau de vie de Pisco, de blanc d'œuf monté en neige, parfois de cannelle ou d'un trait d'angostura, du citron et de la glace pilée, est typique de la gastronomie des pays andins, au Pérou, en Bolivie et au Chili, et même en Argentine.. 

Quechua : à la fois langue et peuple, le quechua est encore usité : 30% de la population bolivienne le parle couramment. Cependant il y a une vingtaine d'année la langue a commencé à être un facteur de discrimination pour les populations andines qui voyageaient à d'autres endroits… l'enseignement de la langue dans les familles s'est donc peu à peu perdu. Mais heureusement pour leur patrimoine, la langue est aujourd’hui dispensée à l’école afin que sa forme écrite ne disparaisse pas. Merci Evo !

Ressources de Lithium : la Bolivie détient la clé d’un futur écologique viable : 50% des ressources mondiales de Lithium se trouvent dans le désert d’Uyuni. Fidèle à sa rhétorique anticapitaliste Evo Morales a systématiquement rejeté les propositions des compagnies minières internationales… le contrôle de L’Etat pour ces réserves seraient un bon moyen de sortir les Boliviens de la pauvreté mais… reste à voir si cela résiste à la demande croissante et l’épreuve du temps.

Saltenas : on s’en est gavé !!! ce sont de délicieux chaussons de pâte brisée fourrés de viande, œuf, pommes de terres, olives, oignons, petit-pois… on les déguste comme repas ou comme en-cas, dans les stands de rues ou à la « salteneria » du coin. Les empanadas sont la version « pâte feuilleté », souvent au fromage, jambon, champignons.

Trucha : hummm la truite à « la plancha » du Lac Titicaca, un régal !

Uyuni : connue pour le Salar, cette ville n’en reste pas moins peu accueillante et, tout comme ses habitants, antipathique ! C’est simple : à Uyuni ? on fuit !

Vicuna : cousin sauvage du lama, la vigogne, relativement rare, occupe une région réduite dans les hauts plateaux, au-delà de 4000 m. Sa laine dorée, d’une finesse extrême, se vend une véritable fortune ! De fait, avec un prix au kg de 300 à 650 USD, la laine de vigogne, la plus chère du monde, est une source de revenus très intéressante pour les populations andines.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le « chaccu » annuel. Les vigognes sauvages sont rassemblées par des rabatteurs vers des enclos où ils sont tondus individuellement. Une vigogne ne donne guère que 150 g de laine... Les bénéfices sont donc proportionnels au nombre d’animaux capturés. Plusieurs ONG tentent d’organiser ces « chaccu » afin de faire vivre les traditions andines et éviter que de grosses entreprises textiles s’immiscent dans ce décor...

www.llajta.com pour écouter un large choix de musiques boliviennes traditionnelles et modernes…

XVIème siècle au XIXème siècle fut la période de 3 siècles de colonisation espagnole en Bolivie.

Yungas : Région située entre l’altiplano et les régions basses de la Bolivie, c’est la porte d’entrée de l’Amazonie depuis La Paz. En « plongeant » depuis les hauteurs de la cordillère, les vallées de transition jusqu’à la forêt Amazonienne impressionnent de par la brutalité du changement de climat (clairement ressenti pendant la descente du « chemin de la mort »!). Beaucoup plus doux et plus humide, cela favorise les plantations de fruits exotiques et de café. Une union de deux mondes où le temps semble être suspendu… tout comme les petits villages, « accrochés » à la vallée…

Zampona : utilisé dans la plupart des musiques traditionnelles, cet instrument est emblématique de la région andine et confectionné avec des roseaux creux de diverses longueurs et attachés côte à côte… oui vous avez trouvé ! C’est la… flûte de Pan !