Bref,

mardi 22 mai on était à La Paz. Pas à El Alto. Parce que La Paz et El Alto c’est deux villes différentes. Mais dans la même ville.

La Paz, c’est haut. 3660 m d’altitude. Et à cette altitude, on respire mal. Et on a froid. C’est vraiment haut.

Mais comme on trouvait qu’on n’était pas encore assez haut, on a voulu monter encore plus haut. Genre plus de 6000 m.

Loïc a dit « oh oui », il était intéressant.

Jess a réfléchie. Puis à penser, songer, imaginer… elle n’était pas intéressante.

Alors on a trouvé une agence. Un guide. Pour grimper au Huayna Potosi. Et le Huayana Potosi c’était haut comme Loïc l’espérait. 6088 m. Jessie n’espérait rien, elle était toujours pas intéressante.

Alors ce 22 mai, notre réveil à sonner à 6h du matin. Il a sonné, on l’a regardé, il a encore sonné, mais on n’en avait pas besoin, on était déjà réveillé.

Loïc était content. Jessie est allée se doucher.

On a rejoins notre guide. Il a fallu chargé le sac de Loïc. Il fallait des crampons, un piolet, un baudrier, un casque, une combinaison, une cagoule et des moufles. Il lui fallait tout ça pour être bien équipé. Jessie n’était pas équipée.

Ça tombait bien. Elle n’avait pas envie d’être équipée.

Ensuite on a roulé. Puis on a marché. Il y avait de la neige. Et il faisait froid. Chaud aussi. Parce qu’on transpirait. C’était pas facile, ça montait. Alors quand on marchait, on avait chaud on se déshabillait. Quand on s’arrêtait, on avait froid on se rhabillait. Mais c’était beau, on était content. Même Jessie.

Puis on est arrivé au refuge. À 5130 m. On est allé s’installer. Mais on n’était pas les premiers. Donc pas les premiers servis. Les derniers sont toujours moins bien servis.

Le guide a demandé à Loïc s’il avait faim.

« Non »

Il a répondu que non.

Loïc a demandé à Jessie si il elle avait froid.

« Oui ».

Elle a répondu que oui. Elle n’était vraiment pas intéressante.

Alors on n’a pas mangé et on s’est couché dans nos duvets. À 18h. C’était tôt 18h, c’était pas la nuit. Puis il faisait froid. Vraiment très froid. Parce qu’on était déjà haut. Vraiment très haut. On avait mal à la tête. Le mal d’altitude. C’est quand t’es très haut, t’es malade. Du coup il faut mâcher de la coca ou prendre du Diamox.

Ça tombait bien. On avait du Diamox.

À minuit, le réveil sonne. Enfin tous les réveils sonnent. Tout le monde se prépare pour monter au sommet. Là-haut à 6088 m. Tout le monde est prêt à 1h. Loïc aussi. Mais pas Jessie. Elle est restée dans son duvet. Montée là-haut ça ne l’intéresse pas. Normale, elle est pas intéressante. En plus, c’est une fille.

« T’es qu’un con »

Bon si parfois elle est intéressante. Mais pas là. Là elle avait pas envie.

« Allez mon chéri, courage ! »

Là, elle était intéressante.

Du courage, il en fallait. Parce que c’était haut quand même. Et qu’il était très tôt. Et qu’il faisait vraiment très froid.

Le guide a demandé à Loïc :

« Tu primera vez ? »

Oui c’était sa première fois.

Alors le guide lui a expliqué. Il fallait mettre des crampons. Il fallait s’accrocher à la corde. Il fallait mettre un pied devant l’autre.

Ça tombait bien, il savait bien le faire.

Fallait monter pendant 6h. 6h avec peu d’oxygène.

«  ... »

Loïc a trouvé ça dur. Très dur. Vraiment très dur. En même temps 958 m de dénivelé c’est quand même beaucoup. En plus il était tôt. Très tôt. Mais c’était très beau aussi. Tout là haut, à 6088 m.

Maintenant qu’il avait mis 6h pour monter et qu’il était content, il fallait en faire 4 de plus pour redescendre. C’est là qu’il était vraiment content.

Jessie était contente aussi. Elle était fière. Il est quand même fort son Loïc ! Vraiment très fort.

De retour à La Paz, Loïc a gagné un T-Shirt pour son exploit au Huayna Potosi. Là, il était vraiment très content. Un T-Shirt gratuit, c’est pas cher quand même.

Bref, Loïc a fait un 6000 !

 

 

 


Le coin des Backpackers…

L’agence pour le Huayna Potosi : « Travel Tracks » 700B pour Loic et 350B pour Jess (qui n’a pas été jusqu’au sommet).